On va couper le suspens. Au jour où j’écris ces lignes, on totalise 22 vadrouilles veveysannes, soit un rythme assez régulier d’une descente tous les 7-9 jours. Donc dans le but d’épargner votre patience, je ne vais pas relater une à une ces escapades. D’abord parce que je ne les distingue plus les unes des autres, ensuite parce que ça aurait autant d’intérêt dramatique que le scénario de Mad Max Fury Road, et pour finir, parce que les ellipses, ça fait toujours un bel effet dans un récit.
La petite routine est bien ancrée, maintenant, grâce à l’obsination du quadrupède qui refuse de lâcher son emprise territoriale (!) Au prix de quelques frayeurs tout de même lors de sa fugue alors que les maçons étaient en train de murer la maison veveysanne, et la trouille que le destin de Gérard se trouve scellé comme les portes de la bâtisse.
Mais en gros, après l’évacuation des lieux de l’ancienne maison par tous les anciens colocs, il était encore plus impératif que cette lubie territoriale lui passe ! Nous avons donc fait appel à une spécialiste en communication animale (je vous vois d’ici, chacun son avis, on y croit ou non). En l’occurence, le feedback de cette spécialiste était que Gérard est très attaché à son ancien territoire et qu’il est très reconnaissant que je vienne le chercher. Sans déconner. On a essayer de lui transmettre que son nouveau foyer était à St-Légier, et il semble l’avoir bien assimilé, vu comme il se royaume ici. Alors oui, on peut dire que Môssieur prend ses aises, et qu’il a une résidence secondaire…
Après le relaitf échec de la persuasion psychologique, on s’est résignés à admettre que quoi qu’on tente, rien ne pourra empêcher Gérard de rentrer à Vevey si l’envie l’en prend. Il a donc fallu trouver un moyen de savoir si - et quand - il se trouvait à Vevey pour éviter les embarrassantes heures à arpenter le quartier en appelant “Gérard !” (+ bruits de bisous pour l’appeler). Parce qu’il y en a eu, de ces heures surréalistes…
J’ai donc acheté un collier avec balise GPS pour avoir un suivi sur mon chat. Oui, c’est intrusif. Oui, c’est très drôle. Oui, c’est plus pratique pour la chasse au trésor dans les rues de Vevey. C’est donc mus par une sorte de flegme résigné que les descentes suivantes se sont faites. Rythmées par les alertes du GPS lors des sortie du perimètre défini à St-Légier puis, environ 2h30 après, par l’alerte d’entrée dans le périmètre de l’ancien quartier à Vevey. Période pendant laquelle, on s’est fait plein de nouveaux contacts et où on a pu découvrir les jardins cachés du centre ville veveysan